Pourquoi est-il si difficile de renoncer à un idéal amoureux?
- fayelemaire
- 27 févr.
- 2 min de lecture

Le plus difficile ce n’est pas seulement de perdre l’autre… c’est de renoncer à l’idéal que l’on avait construit autour de lui.
Pourquoi est-ce si compliqué ?
Le mécanisme d’idéalisation
Notre psychisme préfère parfois préserver l’illusion plutôt que d’affronter la réalité.
Même lorsque :
le partenaire était manipulateur ou pervers narcissique
le partenaire était émotionnellement défaillant
le partenaire était un bon parent mais un mauvais conjoint
On continue à excuser :
"Oui mais il a souffert…""Oui mais au fond il m’aimait…""Oui mais avec moi c’était différent…"
Pourquoi excuse-t-on autant ?
Parce que voir clairement obligerait à faire le deuil :
du partenaire idéal
du couple rêvé
de la réparation attendue
Alors on minimise.
C’est une façon inconsciente de retarder la douleur du renoncement.
Reconnaître pleinement la réalité implique :
d'admettre que l’on a accepté l’inacceptable et que l'on s'est trompé
cela implique de voir des signaux ignorés
et d' accepter que l’autre ne deviendra pas celui ou celle que l’on espérait
Et cela touche directement l’estime de soi.
L’attachement est plus fort que la logique
L’amour active des mécanismes profonds d’attachement. Même une relation toxique crée du lien. On ne s’attache pas seulement à ce qui est bon. On s’attache à ce qui nous marque émotionnellement.
Nous ne pleurons pas seulement la personne, nous pleurons le rêve
Quand une relation s’arrête — que l’on parte ou que l’on soit quitté — on ne perd pas uniquement un partenaire.
On perd :
l’avenir fantasmé
la famille rêvée
la version de soi que l’on devenait avec lui ou avec elle
et on perd la promesse d'être choisi, enfin aimé, enfin reconnu.
Le véritable travail de séparation
Se séparer psychiquement, ce n’est pas seulement ne plus voir l’autre, c’est :
accepter qu’il n’était pas celui ou celle que l’on voulait croire
reconnaître aussi ce qui n’allait pas
différencier le fantasme de la réalité
récupérer son énergie investie dans l’idéal
Renoncer à un idéal c’est devenir lucide.
Et la lucidité, même si elle fait mal au début, est le premier pas vers une relation plus saine avec soi-même… et avec un futur partenaire.
On en parle ?
Faye Lemaire
Psychothérapies
Thérapeute Couple
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